Ton TJM n'est pas un prix de marché que tu subis. C'est un chiffre que tu poses, à partir de ton coût réel et de la valeur que tu apportes, puis que tu défends dans une négociation. La plupart des freelances IT le fixent trop bas au démarrage, par peur de perdre la mission, et mettent des mois à corriger. Voici comment éviter ça.
Pars de ton coût, pas du marché
Avant de regarder ce que « font les autres », calcule ton plancher. Ton TJM doit couvrir ta rémunération nette souhaitée, tes charges sociales, tes frais professionnels, tes périodes sans mission et tes congés. Un TJM qui ne tient pas compte des jours non facturés est un TJM en trompe-l'œil.
Le plus simple est de partir de ta rémunération cible et de remonter. Le simulateur de TJM Netir fait ce calcul pour toi : tu entres ce que tu veux gagner, il te sort le taux journalier correspondant, charges et jours creux inclus.
Distingue ton plancher, ta cible et ton prix affiché
Trois chiffres, pas un seul. Ton plancher est le taux en dessous duquel tu perds de l'argent. Ta cible est le taux qui correspond à ta valeur sur le marché. Ton prix affiché est un cran au-dessus de ta cible, pour te laisser de la marge de négociation sans jamais descendre sous ton plancher.
Quand un client négocie, tu bouges entre ton prix affiché et ta cible, jamais vers ton plancher. Si la seule issue est de passer sous ton plancher, la mission n'est pas rentable et il vaut mieux la refuser.
Vends un résultat, pas des jours
La négociation se gagne rarement sur le chiffre lui-même, mais sur ce que le client achète. Un freelance qui parle de « jours de développement » se fait comparer à un tarif horaire. Un freelance qui parle de ce qu'il débloque, sécurise ou accélère se fait comparer au coût de ne pas le faire.
Prépare deux ou trois preuves concrètes : un projet où ton intervention a évité un retard, une compétence rare que l'équipe n'a pas en interne, une mise en production que tu as déjà menée. Ce sont ces éléments qui justifient un TJM au-dessus de la moyenne.
Les erreurs qui plombent ton taux
Annoncer un chiffre avant d'avoir compris le besoin te prive de tout levier. Accepter une baisse sans contrepartie apprend au client qu'il peut recommencer. Oublier tes frais et tes jours non facturés te fait travailler à perte sans t'en rendre compte. Et rester bloqué sur ton taux de démarrage pendant des années, alors que ta valeur a monté, est sans doute l'erreur la plus coûteuse.
Le contexte dans lequel tu négocies compte
Négocier seul, sans repère et sans filet, pousse à céder. C'est là que l'accompagnement change la donne : chez Netir, un mentor t'aide à cadrer ton positionnement et ta valeur, et la commission de la plateforme reste à 3 %, ce qui laisse ton TJM presque intact au lieu d'être rogné de 10 à 15 %.
Une fois ton taux posé, regarde aussi comment il se répartit réellement sur une mission : la page rémunération détaille où va chaque euro, et le comparateur de statut t'aide à choisir la structure qui te laisse le plus net.
En résumé
Calcule ton plancher, vise une cible qui reflète ta valeur, affiche un prix qui te laisse de la marge, et parle résultat plutôt que jours. Un TJM bien posé et bien défendu se négocie une fois ; un TJM bâclé se paie pendant des années.